jeudi 30 mars 2017

Actualités de la semaine


AGRICULTURE : DEGLET NOUR, ABRICOT DE N'GAOUS, POMME DE

L'Algérie a bradé ses labels



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Les agressions que l'on fait subir à nos vergers n'interpellent ni le simple citoyen, encore moins le responsable politique.
L'Algérie décide de réduire ses importations et la filière des pommes françaises des Alpes sombre dans la crise et voilà une affaire d'Etat. Le président de la région Provence-Alpes-Côte-d'Azur (Paca), Christian Estrosi, monte au créneau, alerte, avertit et demande à son Premier ministre d'intervenir auprès de l'Algérie pour solutionner la crise. Voilà un bel exemple qui doit nous inspirer en ces moments de débats stériles sur les importations de bananes. La France protège ses pommes, celle des Alpes, mais qui protègera les pommes algériennes, celle de Khenchela? Les agressions que l'on fait subir à nos vergers n'interpellent ni le simple citoyen, encore moins le responsable politique. L'abricot de N'gaous à Batna, la datte de Tolga à Biskra, la fraise de Skikda, la pastèque d'Azeffoun, le melon de Oued Rhiou à Chlef, sont des produits phares qui, chaque année, se perdent dans l'indifférence la plus totale. La pomme de Bouhmama, au nord-ouest de Khenchela, un véritable capital qui se perd en raison du manque de «marché national de la pomme». Cet espace commercial pourra favoriser le développement de cette arboriculture fruitière. Il permettra surtout de mieux maîtriser la distribution de ce fruit, produit à profusion par ces régions et de répondre à la demande locale et nationale.

Dans le monde

La sécurité alimentaire, une solidarité concrète à construire entre Nord et Sud

"Bien que les sociétés se soient urbanisées et que l'économie se soit tertiarisée" on a "toujours besoin de se nourrir pour vivre"… C'est sur la base de ce constant d'évidence que les auteurs considèrent l'importance stratégique du renforcement de la sécurité alimentaire et plaident pour que l'Europe "tende la perche agricole au sud de la Méditerranée".

L'année 2017 s'annonce complexe sur les fronts politiques et sociaux en Europe. Face aux inégalités économiques et territoriales qui s'accentuent, les mécontentements se développent et se structurent aux quatre coins du continent. L'emploi se fait rare et la précarité progresse, surtout pour cette jeunesse qui semble avancer vers l'avenir à reculons. Face à la mondialisation économique qui provoque des fractures, la résistance locale du politique se confirme. Des revendications nationalistes ou populistes surfent sur cette vague d'indignations.


Plusieurs pays iront aux urnes dans ce contexte, notamment la France et l'Allemagne, tandis que le Brexit pose la question des futurs possibles de l'Union européenne. Soixante ans nous séparent des traités de Rome, ayant ouvert la voie à l'intégration et à la solidarité entre des pays mobilisés dans une démarche de communauté stratégique. Mais la méfiance l'emporte sur la confiance depuis quelques années. Faute de modèles alternatifs audibles et de projets fédérateurs, la vision du très court terme s'est progressivement imposée au détriment de l'approche prospective. Le risque n'est plus faible de voir l'Europe se paralyser à force de tâtonner, alors que les défis du présent la somment de développer une réponse géopolitique. Celle-ci devrait être capable de mobiliser les États du continent autour d'atouts et de secteurs privilégiés tout en proposant des solutions face aux turbulences qui secouent le bassin méditerranéen. L'agriculture permet de combiner ces objectifs.

"Toujours besoin de se nourrir pour vivre"

Que l'Union européenne décide d'avancer en cercles concentriques, donc à plusieurs vitesses, ou qu'elle fasse le choix de canaliser son action sur une série limitée de questions, donc prioritaires, l'agriculture doit demeurer au cœur de sa stratégie et être annoncée comme telle. Bien que les sociétés se soient urbanisées et que l'économie se soit tertiarisée, les 500 millions d'Européens, comme n'importe quel individu dans le monde, ont toujours besoin de se nourrir pour vivre.
Cette consommation alimentaire, outre les volumes qu'elle requiert, est devenue plus exigeante en qualité. Les agriculteurs, eux-mêmes consommateurs et citoyens, sont nombreux à se soucier de la santé de leurs semblables et à agir pour la protection de la planète. Ils le font d'ailleurs fort bien, sans doute davantage que d'autres secteurs d'activité, pourtant moins exposés à la volatilité des prix, aux chocs du climat ou au mépris. Au final, c'est l'ensemble des opérateurs de la chaîne agroalimentaire qui sont engagés dans une évolution de leurs modèles de production, de transport, de transformation et de distribution.
La Politique agricole commune (PAC) n'est pas neutre dans cette dialectique. Les dernières réformes de la PAC, dont il faut rappeler le caractère central dans la construction européenne depuis plus d'un demi-siècle, ont permis d'introduire davantage de mesures et de pratiques en faveur de la durabilité des systèmes. Rares sont les secteurs qui peuvent s'enorgueillir d'apporter à la fois des produits qui déterminent la vie des populations, de créer de la valeur ajoutée dans les zones rurales, de générer de la croissance à tous les échelons géographiques et d'entretenir des paysages ou de fournir des aliments qui nourrissent l'attractivité touristique d'une Europe riche de sa diversité "agriculturelle".
Les mondes agricoles, souvent perçus comme revendicatifs, sont avant tout porteurs de solutions. Dans une Europe qui se cherche des sentiers d'avenir, il serait assurément hasardeux de ne pas garder les pieds à terre et de ne pas parier sur l'agriculture. Elle demeure une valeur sûre pour faire exister les pays dans la mondialisation, pour maintenir les campagnes et les zones marginalisées dans le développement et pour préserver la sécurité alimentaire sur un continent aux dotations naturelles favorables.
Redonner sa place stratégique au secteur agricole
Toutefois, pour ce faire, il convient de redonner sa place stratégique au secteur agricole en insistant sur la temporalité longue de sa mission. Produire pour nourrir plus et mieux signifie oser et innover pour progresser, entreprendre et former pour employer, investir pour construire et capitaliser pour répartir. Le souci de son prochain irrigue la pensée agricole. Pour passer aux actes, l'agriculteur réclame donc, non sans raison, un cadre de gouvernance stable, le respect et la reconnaissance pour ce métier qui génère la paix sociale.
Sur le plan agricole, le bassin méditerranéen n'est pas le miroir du continent européen. L'Afrique du Nord et le Proche-Orient forment plutôt l'arc illustratif des tensions alimentaires du monde. Rareté de l'eau et de la terre, désordres météorologiques récurrents, poursuite de la croissance démographique, instabilités politiques et territoriales chroniques, déficience logistique, risques amplifiés sur la santé animale et végétale... Nous sommes là dans l'une des régions du globe les plus exposées aux insécurités rurales et agricoles. La plupart des pays y sont coupés en deux, entre des villes devenues mégapoles qui nécessitent une planification urbaine soutenable, et des espaces intérieurs bénéficiant trop peu des retombées positives de la croissance.

Une balance agricole partout déficitaire au sud-Méditerranée

Tous les pays de l'Afrique du nord et du Proche-Orient sont en outre dépendants des marchés internationaux pour couvrir leurs besoins alimentaires. Malgré d'indéniables efforts pour augmenter leurs productions agricoles, leur balance est déficitaire sur la majorité des produits de base, à commencer par les céréales que les habitants de la zone consomment plus que partout ailleurs sur la planète. Chaque surchauffe de prix sur ces commodités vitales se traduit par de l'agitation populaire. Parallèlement, les changements climatiques s'accélèrent et les convoitises sur les ressources naturelles s'aiguisent. Dans ce contexte, il convient de miser sur ses atouts et d'essayer de transformer ses faiblesses en force.

Dates à retenir




Colloque SFER: Compétitivité, Agriculture et Alimentation

22-23 juin 2017 - Université de Reims Champagne-Ardenne






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Le premier congrès international sur : Economie du Patrimoine: Quelles contributions au développement durable des espaces fragiles des oasis et des zones de montagnes ? 

A Ouarzazate, les 3-4 mai 2017, MAROC