Construction et transfert de la propriété foncière dans la nouvelle agriculture steppique et saharienne en Algérie
Ali Daoudi et Jean-Philippe Colin
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DOI : 10.4000/books.iremam.3705
Éditeur : Institut de
recherches et d'études sur le monde arabe et musulman, IREMAM
NOTE DE L'AUTEUR
Avec la collaboration
d’Alaeddine DERDERI & Mohamed Lamine OUENDENO ENSA, Alger 1 L’objectif de
ce texte est de rendre compte de la construction et du transfert de la
propriété des terres agricoles dans les zones nouvellement exploitées1 . En
1983, l’État a ouvert la voie à l’accession à la propriété privée individuelle
par la mise en valeur des terres relevant du domaine privé de l’État, pour
l’essentiel au Sahara et en steppe. En plus du cadre juridique (loi 83-18),
l’État a mis en place de nombreux programmes de soutien direct à l’exploitation
de près de 800 000 hectares attribués à plus de 126 000 candidats, à la fin
2013. Le bilan de cette politique semble aujourd’hui mitigé, mais sur le plan
de la production agricole dans les zones où la mise en valeur a été effective,
les résultats sont spectaculaires. Des enquêtes menées dans deux communes,
steppique et saharienne, qui connaissent le développement d’une «
néo-agriculture » irriguée très dynamique, montrent l’importance de la
marchandisation de l’accès à la terre à travers l’achat / vente et les
pratiques de faire-valoir indirect (FVI). Ces pratiques, qui restent
informelles, voire illégales, sont l’un des vecteurs majeurs des dynamiques
agricoles dans ces régions. Nous précisons d’abord le cadre conceptuel que nous
mobilisons (section 1), pour mieux lire les principales réformes foncières
conduites en steppe et au Sahara (section 2), et enfin les pratiques des
acteurs en matière de transferts de droits de propriété (section 3).
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