mercredi 17 mai 2017
mardi 16 mai 2017
Construction et transfert de la propriété foncière dans la nouvelle agriculture steppique et saharienne en Algérie
Ali Daoudi et Jean-Philippe Colin
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le PDF ici
DOI : 10.4000/books.iremam.3705
Éditeur : Institut de
recherches et d'études sur le monde arabe et musulman, IREMAM
NOTE DE L'AUTEUR
Avec la collaboration
d’Alaeddine DERDERI & Mohamed Lamine OUENDENO ENSA, Alger 1 L’objectif de
ce texte est de rendre compte de la construction et du transfert de la
propriété des terres agricoles dans les zones nouvellement exploitées1 . En
1983, l’État a ouvert la voie à l’accession à la propriété privée individuelle
par la mise en valeur des terres relevant du domaine privé de l’État, pour
l’essentiel au Sahara et en steppe. En plus du cadre juridique (loi 83-18),
l’État a mis en place de nombreux programmes de soutien direct à l’exploitation
de près de 800 000 hectares attribués à plus de 126 000 candidats, à la fin
2013. Le bilan de cette politique semble aujourd’hui mitigé, mais sur le plan
de la production agricole dans les zones où la mise en valeur a été effective,
les résultats sont spectaculaires. Des enquêtes menées dans deux communes,
steppique et saharienne, qui connaissent le développement d’une «
néo-agriculture » irriguée très dynamique, montrent l’importance de la
marchandisation de l’accès à la terre à travers l’achat / vente et les
pratiques de faire-valoir indirect (FVI). Ces pratiques, qui restent
informelles, voire illégales, sont l’un des vecteurs majeurs des dynamiques
agricoles dans ces régions. Nous précisons d’abord le cadre conceptuel que nous
mobilisons (section 1), pour mieux lire les principales réformes foncières
conduites en steppe et au Sahara (section 2), et enfin les pratiques des
acteurs en matière de transferts de droits de propriété (section 3).
mercredi 10 mai 2017
Libre Accès : des outils pour vous aider
En cliquant ici, vous trouverez des liens utiles pour le libre accès à l'information scientifique et technique. Les répertoires sont classés par catégories et l'utilisation combinée des différentes sources de données peuvent vous aider à faciliter votre recherche documentaire.
Lancement de la campagne moisson-battage à Ouargla
Une moisson prévisionnelle de 80 350 quintaux de céréales, de variétés diverses, est attendue dans la wilaya de Ouargla, qui a quasiment triplé sa production, comparativement à la saison écoulée.
Retrovez l'article ici
mardi 9 mai 2017
Global agri-food trade competitiveness: gross versus value added exports
Imre Fertő
Paper prepared for presentation at the 91st Annual Conference of the Agricultural
Economics Society, The Royal Dublin Society, Dublin, Ireland
24 - 26 April 2017
L’humanité face aux défis climatiques et environnementaux
Les savoirs locaux peuvent-ils inspirer des solutions adaptatives dans les arrière-pays du Maroc ?
Geneviève Michon , Mohamed
Berriane , Bruno Romagny et Mohamed Alifriqui
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lundi 8 mai 2017
Politiques agricoles et développement durable en Egypte
Agricultural Policies, Trade and Sustainable Development in Egypt
Isin Tellioglu and Panos Konandreas
FAO, ICTSD, March 2017
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dimanche 7 mai 2017
mardi 2 mai 2017
Colloque International : L’Algérie face à la sécurité alimentaire, réalités et perspectives
Université Mhamed Bougara de Boumerdes, Faculté des sciences
économiques, commerciales et sciences de gestion
17 et 18 Mai 2017 à Ain Beniane, Alger
Axes:
I- L’insécurité
Alimentaire dans le monde.
II - La réalité de la Sécurité
Alimentaire en Algérie.
III - La politique & Stratégie de l’Agriculture en Algérie Plan
d'action (2009 – 2019).
IV - La biotechnologie et la sécurité alimentaire algérienne
V - Les TIC & Agriculture, la notion Smart Agriculture.
VI - Les perspectives de l’Agriculture en Algérie à l'horizon 2030.
Téléchargez l'annonce ici
Les délais de soumission de résumés sont malheureusement dépassés, cependant vous pouvez visiter le site du colloque: https://sites.google.com/prod/view/afsarp/accueil, et contacter le comité d'organisation pour une éventuelle participation.
Documentation CIHEAM-IAMM
Les nouveautés du mois de Mars 2017: Centre de Documentation Méditerranéen CIHEAM-IAMM.
Thématiques: Agriculture, Alimentation, Commerce agricole, Coopération, Développement locale et régional, Entreprise et stratégie, Environnement et gestion des ressources, Industries et systèmes agroalimentaires, Politique et théorie économique, Gestion sociale, Transport et infrastructures, Production scientifique.
Téléchargez le PDF ici
vendredi 28 avril 2017
Les céréales: Un secteur stratégique pour l'économie Française
https://www.lesechos.fr/idees-debats/cercle/cercle-169225-les-cereales-un-secteur-strategique-pour-leconomie-francaise-2081991.php
mercredi 26 avril 2017
Salon international de la filière fruits et légumes
http://radioalgerie.dz/news/fr/content/110167.html
mardi 25 avril 2017
Impact de la nouvelle politique laitière algérienne sur la viabilité des exploitations laitières
Malik MAKHLOUF et Etienne MONTAIGNE
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dimanche 23 avril 2017
AGROSYM 2017
8ème Symposium international de l’agriculture “AGROSYM 2017” du 05 au 08 Octobre 2017 à Joharina, Bosnie Herzegovine.
Date limite de soumission des résumés prolongée au 20 Mai 2017
Téléchargez le PDF ici
mardi 18 avril 2017
Algérie-UE: Programme de coopération pour le développement des zones rurale
Retrouver l'arcticle ici
dimanche 16 avril 2017
La filère tomate en Algérie
Filières agricoles/territoires
dimanche 9 avril 2017
Séminaire National sur les applications des sciences de la nature et de la vie: Relations avec le monde Productif
Séminaire National sur les applications des Sciences de la Nature te de la Vie (Sciences biologiques, Sciences alimentaires, Biotechnologies, Sciences de l’environnement, Sciences agronomiques…) avec les différents secteurs économiques (agroalimentaire, pharmaceutique, médical et de l’environnement) - Relations avec le monde productif : Valorisation des résultats de la recherche.
Date limite de soumission des résumés: 31 Mai 2017
http://www.univ-bejaia.dz/Fac_Sciences_Nature_Vie/documents/Annonce.pdf
jeudi 6 avril 2017
Appel à Communication
FONCIMED Réseau CIHEAM-INRA de recherche et d’échange sur le foncier méditerranéen
10ème Séminaire annuel
2 - 4 Novembre 2017
Thessalonique
Grèce
Secrétariat du Séminaire
Pour toute information vous pouvez contacter le secrétariat du Séminaire à l’adresse électronique:
foncimed2017@gmail.com
mercredi 5 avril 2017
Déstockage d’importantes quantités de pomme de terre : Les prix ne dépasseront pas 50 DA/kg
Les pouvoirs publics ont procédé au déstockage de quantités importantes de pomme de terre pour stabiliser les prix de ce féculent. L'approvisionnement direct des consommateurs via des points de vente dans les grandes villes est proposé à des prix abordables, a indiqué mardi le ministre de l'Agriculture, du Développement rural et de la Pêche, Abdessalem Chelghoum. « Nous avons commencé, depuis deux jours, à mettre sur le marché des quantités importantes de pomme de terre pour agir sur cette spéculation et faire en sorte que les prix reviennent à la normale. Les prix sont excessifs, ce n'est pas normal », a déclaré le ministre lors d'un point de presse tenu en marge d'une réunion sur le foncier agricole. Cependant, aucuns chiffres n’ont été donnés sur les quantités mises sur le marché provenant du stock important que l'Etat détient et servant à la régulation du marché durant ce mois d'avril en attendant l'entrée de la production de saison à partir de mai prochain. Face à la flambée des prix de la pomme de terre qui dépasse les 90 DA/ kilogramme et que vienne aggraver la spéculation, des points de vente de proximité dans les grandes villes seront ouverts où le prix de la pomme de terre cédée au consommateur ne dépassera pas les 50 DA/kilogramme, selon le ministre. « Avant on approvisionnait le marché de façon classique, c'est-à-dire, à travers les marchés de gros. Mais nous avons constaté que même sur ces marchés, les gens de mauvaise foi sont arrivés à spéculer sur ce produit de large consommation en grevant le pouvoir d'achat des citoyens. C'est pour cela, nous avons introduit une nouvelle façon d'approvisionner le marché en allant directement au consommateur », a-t-il dit. Concernant les autres fruits et légumes, le ministre a avoué également que les prix étaient "excessifs", en soulignant toutefois que pour certains produits, la récolte est hors saison comme la tomate, le poivron et les courgettes, lesquels proviennent des serres dans certaines régions très reculées du sud comme El Oued et Biskra. "Donc, il y a un coût supplémentaire par rapport à la production en plein champ et en pleine saison", a-t-il expliqué. Cette hausse devrait s'estomper dès l'entrée de la production de saison à partir du mois de mai, qui va coïncider avec le mois de Ramadhan, assure M. Chelghoum. "Les choses vont se stabiliser", a-t-il dit en indiquant que son département et celui du Commerce sont en concertation sur les mesures à prendre "pour réguler cette question des prix des légumes". « Convaincu » que des efforts sont fait pour booster la production, M.Chelghoum affirme être en « Concertation avec les Chambres d'agriculture pour arriver à bout de cette frénésie des prix qui concerne les produits agricoles ».
lundi 3 avril 2017
Salon de l'agroalimentaire 2017
La filière agroalimentaire se donne rendez-vous à Djazagro
Pour les professionnels agroalimentaires algériens voire même du Maghreb, Djazagro est l’événement-clé pour rencontrer des entreprises leaders de l’industrie agroalimentaire, expertes et venues des quatre coins du monde.
Ce rendez-vous s’inscrit dans une dynamique de croissance et participe activement au développement de l’industrie agroalimentaire en Algérie avec une offre de plus en plus fournie. Depuis plus de 10 ans, Djazagro se place ainsi comme le lieu privilégié de rencontres professionnelles agroalimentaires en Algérie.
Cette année, plus de 700 exposants seront présents autour de cinq secteurs de l’industrie agroalimentaire à savoir : les ingrédients, la boulangerie/pâtisserie, la restauration, les procédés et conditionnement emballage et les produits alimentaires et boissons. Cette nouvelle édition sera résolument internationale !
D’après un rapport de la Banque Mondiale en 2013, le marché africain de l’agroalimentaire pesait 310 milliards de dollars et pourrait atteindre 1000 milliards de dollars en 2030.
Aujourd’hui, les africains importent la moitié du riz qu’ils consomment pour un total de 3,5 milliards de dollars par an. Ainsi, en investissant dans l’industrie agro-alimentaire, les pays africains espèrent accéder aux marchés régionaux et mondiaux, augmenter la disponibilité des produits alimentaires à l’intérieur de leurs frontières et accroître leurs exportations.
Filière Lait à Béjaia
Pour la mise sur pied d’une coopérative
L’intérêt et le rôle des coopératives comme levier du développement agricole en Algérie ont fait l’objet d’une journée d’étude, la semaine passée, au campus d’Aboudaou de l’université Abderrahmane Mira de Béjaïa.
Cette initiative a été prise par le Laboratoire de recherches en management et techniques quantitatives (LRMTQ) de la faculté des sciences économiques, des sciences de gestion et des sciences commerciales, en collaboration avec la direction des services agricoles de la wilaya et de l’association des éleveurs de la wilaya, qui se sont intéressés à l’élevage laitier.
En effet, la filière du lait, qui représente l’un des domaines stratégiques de l’Etat -qui cherche à assurer la sécurité en approvisionnement en cette denrée alimentaire- souffre de sa mauvaise organisation. En dépit de la présence de quelques associations d’éleveurs, les agriculteurs restent néanmoins peu enclins à travailler en groupes d’intérêts pour optimiser la production et faire face à la demande locale.
Le but du LRMTQ est, à ce titre, de convier les agriculteurs d’une manière générale, et en particulier les producteurs de lait, à se réapproprier l’idée de la coopérative. Selon le professeur Moussa Boukrif, directeur du LRMTQ, «l’ensemble des communications ont insisté sur l’importance de la coopérative comme forme d’organisation et structure de regroupement à intérêt commun, dans le secteur agricole de manière générale et dans la filière lait en particulier».
Aussi, d’autres partenaires étaient présents, à l’image de la direction des forêts, de l’Institut national de la recherche agronomique d’Algérie de Oued Ghir et de Boualem Bellili de la subdivision agricole de Sidi Aïch, qui a développé une communication sur la création de coopérativces agricoles.
jeudi 30 mars 2017
Actualités de la semaine
AGRICULTURE : DEGLET NOUR, ABRICOT DE N'GAOUS, POMME DE
L'Algérie a bradé ses labels
Par Brahim TAKHEROUBT - Mardi 28 Mars 2017 00:00
Les agressions que l'on fait subir à nos vergers n'interpellent ni le simple citoyen, encore moins le responsable politique.
L'Algérie décide de réduire ses importations et la filière des pommes françaises des Alpes sombre dans la crise et voilà une affaire d'Etat. Le président de la région Provence-Alpes-Côte-d'Azur (Paca), Christian Estrosi, monte au créneau, alerte, avertit et demande à son Premier ministre d'intervenir auprès de l'Algérie pour solutionner la crise. Voilà un bel exemple qui doit nous inspirer en ces moments de débats stériles sur les importations de bananes. La France protège ses pommes, celle des Alpes, mais qui protègera les pommes algériennes, celle de Khenchela? Les agressions que l'on fait subir à nos vergers n'interpellent ni le simple citoyen, encore moins le responsable politique. L'abricot de N'gaous à Batna, la datte de Tolga à Biskra, la fraise de Skikda, la pastèque d'Azeffoun, le melon de Oued Rhiou à Chlef, sont des produits phares qui, chaque année, se perdent dans l'indifférence la plus totale. La pomme de Bouhmama, au nord-ouest de Khenchela, un véritable capital qui se perd en raison du manque de «marché national de la pomme». Cet espace commercial pourra favoriser le développement de cette arboriculture fruitière. Il permettra surtout de mieux maîtriser la distribution de ce fruit, produit à profusion par ces régions et de répondre à la demande locale et nationale.
Dans le monde
La sécurité alimentaire, une solidarité concrète à construire entre Nord et Sud
"Bien que les sociétés se soient urbanisées et que l'économie se soit tertiarisée" on a "toujours besoin de se nourrir pour vivre"… C'est sur la base de ce constant d'évidence que les auteurs considèrent l'importance stratégique du renforcement de la sécurité alimentaire et plaident pour que l'Europe "tende la perche agricole au sud de la Méditerranée".
L'année 2017 s'annonce complexe sur les fronts politiques et sociaux en Europe. Face aux inégalités économiques et territoriales qui s'accentuent, les mécontentements se développent et se structurent aux quatre coins du continent. L'emploi se fait rare et la précarité progresse, surtout pour cette jeunesse qui semble avancer vers l'avenir à reculons. Face à la mondialisation économique qui provoque des fractures, la résistance locale du politique se confirme. Des revendications nationalistes ou populistes surfent sur cette vague d'indignations.
Plusieurs pays iront aux urnes dans ce contexte, notamment la France et l'Allemagne, tandis que le Brexit pose la question des futurs possibles de l'Union européenne. Soixante ans nous séparent des traités de Rome, ayant ouvert la voie à l'intégration et à la solidarité entre des pays mobilisés dans une démarche de communauté stratégique. Mais la méfiance l'emporte sur la confiance depuis quelques années. Faute de modèles alternatifs audibles et de projets fédérateurs, la vision du très court terme s'est progressivement imposée au détriment de l'approche prospective. Le risque n'est plus faible de voir l'Europe se paralyser à force de tâtonner, alors que les défis du présent la somment de développer une réponse géopolitique. Celle-ci devrait être capable de mobiliser les États du continent autour d'atouts et de secteurs privilégiés tout en proposant des solutions face aux turbulences qui secouent le bassin méditerranéen. L'agriculture permet de combiner ces objectifs.
"Toujours besoin de se nourrir pour vivre"
Que l'Union européenne décide d'avancer en cercles concentriques, donc à plusieurs vitesses, ou qu'elle fasse le choix de canaliser son action sur une série limitée de questions, donc prioritaires, l'agriculture doit demeurer au cœur de sa stratégie et être annoncée comme telle. Bien que les sociétés se soient urbanisées et que l'économie se soit tertiarisée, les 500 millions d'Européens, comme n'importe quel individu dans le monde, ont toujours besoin de se nourrir pour vivre.
Cette consommation alimentaire, outre les volumes qu'elle requiert, est devenue plus exigeante en qualité. Les agriculteurs, eux-mêmes consommateurs et citoyens, sont nombreux à se soucier de la santé de leurs semblables et à agir pour la protection de la planète. Ils le font d'ailleurs fort bien, sans doute davantage que d'autres secteurs d'activité, pourtant moins exposés à la volatilité des prix, aux chocs du climat ou au mépris. Au final, c'est l'ensemble des opérateurs de la chaîne agroalimentaire qui sont engagés dans une évolution de leurs modèles de production, de transport, de transformation et de distribution.
La Politique agricole commune (PAC) n'est pas neutre dans cette dialectique. Les dernières réformes de la PAC, dont il faut rappeler le caractère central dans la construction européenne depuis plus d'un demi-siècle, ont permis d'introduire davantage de mesures et de pratiques en faveur de la durabilité des systèmes. Rares sont les secteurs qui peuvent s'enorgueillir d'apporter à la fois des produits qui déterminent la vie des populations, de créer de la valeur ajoutée dans les zones rurales, de générer de la croissance à tous les échelons géographiques et d'entretenir des paysages ou de fournir des aliments qui nourrissent l'attractivité touristique d'une Europe riche de sa diversité "agriculturelle".
Les mondes agricoles, souvent perçus comme revendicatifs, sont avant tout porteurs de solutions. Dans une Europe qui se cherche des sentiers d'avenir, il serait assurément hasardeux de ne pas garder les pieds à terre et de ne pas parier sur l'agriculture. Elle demeure une valeur sûre pour faire exister les pays dans la mondialisation, pour maintenir les campagnes et les zones marginalisées dans le développement et pour préserver la sécurité alimentaire sur un continent aux dotations naturelles favorables.
Redonner sa place stratégique au secteur agricole
Toutefois, pour ce faire, il convient de redonner sa place stratégique au secteur agricole en insistant sur la temporalité longue de sa mission. Produire pour nourrir plus et mieux signifie oser et innover pour progresser, entreprendre et former pour employer, investir pour construire et capitaliser pour répartir. Le souci de son prochain irrigue la pensée agricole. Pour passer aux actes, l'agriculteur réclame donc, non sans raison, un cadre de gouvernance stable, le respect et la reconnaissance pour ce métier qui génère la paix sociale.
Sur le plan agricole, le bassin méditerranéen n'est pas le miroir du continent européen. L'Afrique du Nord et le Proche-Orient forment plutôt l'arc illustratif des tensions alimentaires du monde. Rareté de l'eau et de la terre, désordres météorologiques récurrents, poursuite de la croissance démographique, instabilités politiques et territoriales chroniques, déficience logistique, risques amplifiés sur la santé animale et végétale... Nous sommes là dans l'une des régions du globe les plus exposées aux insécurités rurales et agricoles. La plupart des pays y sont coupés en deux, entre des villes devenues mégapoles qui nécessitent une planification urbaine soutenable, et des espaces intérieurs bénéficiant trop peu des retombées positives de la croissance.
Une balance agricole partout déficitaire au sud-Méditerranée
Tous les pays de l'Afrique du nord et du Proche-Orient sont en outre dépendants des marchés internationaux pour couvrir leurs besoins alimentaires. Malgré d'indéniables efforts pour augmenter leurs productions agricoles, leur balance est déficitaire sur la majorité des produits de base, à commencer par les céréales que les habitants de la zone consomment plus que partout ailleurs sur la planète. Chaque surchauffe de prix sur ces commodités vitales se traduit par de l'agitation populaire. Parallèlement, les changements climatiques s'accélèrent et les convoitises sur les ressources naturelles s'aiguisent. Dans ce contexte, il convient de miser sur ses atouts et d'essayer de transformer ses faiblesses en force.
Dates à retenir
Colloque SFER: Compétitivité, Agriculture et Alimentation
22-23 juin 2017 - Université de Reims Champagne-Ardenne

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Source
Le premier congrès international sur : Economie du Patrimoine: Quelles contributions au développement durable des espaces fragiles des oasis et des zones de montagnes ?
A Ouarzazate, les 3-4 mai 2017, MAROC
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